Checklist en Session au Poker — Questions à se Poser Pendant le Jeu

Mis à jour le 12 avril 2026, Lecture : 4 min

Vous avez préparé votre session, votre stop-loss est fixé, votre objectif est clair. Une fois en jeu, une seule chose compte : prendre les bonnes décisions, main après main, sans partir en erreur. Cette checklist est conçue pour être gardée à portée de main pendant que vous jouez — pas comme un guide à lire, mais comme un filet de sécurité.

Checklist pré-session → | Arbre de décision complet →

Les 3 questions de décision (à chaque main importante)

Question 1 — Quel est le profil de mon adversaire ?

  • Il suit beaucoup sans miser → value, pas de bluff
  • Il mise et relance souvent → laissez-le bluffer, suivez avec une bonne main
  • Il joue peu et se couche facilement → bluffez, respectez ses mises

Identifier les profils →

Question 2 — Quelle est ma main ?

  • Forte (top paire+, surpaire, brelan) → jouez agressif
  • Moyenne (deuxième paire, tirage) → contrôlez le pot
  • Faible (rien) → abandonnez sauf situation de bluff claire

Question 3 — Quel est mon objectif avec cette mise ?

  • Je veux être payé → sizing gros (2/3 à pleine mise)
  • Je veux faire fuir → sizing plus petit suffit

Sizings par situation →

Les 4 questions d’auto-diagnostic

Ces questions servent à détecter les erreurs classiques avant qu’elles coûtent un buy-in.

« Est-ce que je bluff contre quelqu’un qui ne se couche pas ? »

Si oui → arrêtez. Un bluff contre une calling station est de l’argent jeté. Changez d’action.

« Est-ce que je suis la mise d’un passif tight sans bonne main ? »

Si oui → couchez. Quand un passif mise, il a presque toujours quelque chose.

« Est-ce que j’hésite sur cette décision ? »

Si oui → couchez. Le doute est un signal. Une main qui mérite d’être jouée génère une décision claire, pas de l’hésitation.

« Est-ce que quelque chose semble bizarre dans l’action adverse ? »

Une mise soudainement grosse, un check-raise inattendu, une relance d’un joueur passif — ces signaux méritent d’être respectés. Aux micro stakes, les actions inattendues sont presque toujours associées à une main forte. En cas de doute, couchez.

L’alerte tilt

Dès que vous ressentez l’un de ces signes :

  • Frustration après un bad beat
  • Envie de « vous refaire »
  • Vous jouez des mains que vous ne joueriez pas normalement

Action immédiate : activez le sit-out ou quittez les tables. Prenez deux minutes loin de l’écran. Revenez seulement si vous êtes calme.

Si les signaux persistent après la pause → fermez la session. La règle de stop-loss s’applique aussi à l’état mental, pas seulement au solde.

Gestion du tilt →

Ce dont vous n’avez pas besoin

Aux micro stakes, votre edge ne vient pas des coups compliqués. Il vient de l’absence d’erreurs simples. Vous n’avez pas besoin de :

  • Bluffer souvent
  • Faire des moves sophistiqués
  • Tenter de « lire » parfaitement chaque adversaire

Vos adversaires font déjà suffisamment d’erreurs exploitables. Votre travail est de ne pas en faire vous-même, et de les faire payer quand vous avez une bonne main.

Version ultra-courte (4 questions)

Si vous n’avez que cinq secondes :

1. Quel profil ?

2. Quelle main ?

3. Je veux être payé ou faire fuir ?

4. J’hésite ? → je me couche

FAQ — Décisions en cours de session

Peut-on vraiment consulter une checklist pendant une session en ligne ?

Oui, surtout aux débuts. La vitesse de jeu aux micro stakes laisse généralement le temps de se poser ces questions. Avec la pratique, elles deviennent des réflexes automatiques et la checklist n’est plus nécessaire.

Que faire si on est en multitabling et qu’on n’a pas le temps de réfléchir ?

Réduisez le nombre de tables. Le multitabling est rentable uniquement si vos décisions restent de qualité. Deux tables avec de bonnes décisions sont plus profitables que quatre tables avec des décisions dégradées.

L’hésitation signifie-t-elle toujours qu’il faut se coucher ?

Presque toujours, pour les débutants aux micro stakes. L’hésitation vient souvent d’une main marginale dans un contexte incertain. Se coucher dans le doute ne coûte que la main ratée — jouer dans le doute peut coûter un buy-in.

Comment distinguer une « intuition valide » d’une réaction émotionnelle ?

L’intuition valide réagit à une action adverse concrète (grosse mise inattendue, changement de comportement). La réaction émotionnelle réagit à vos propres résultats (frustration, envie de récupérer). Si vous avez perdu deux pots consécutifs et que vous « sentez » que votre prochain bluff va fonctionner, c’est une réaction émotionnelle, pas de l’intuition.